Mercredi 2 mai 2018 – Théâtre de l’œuvre
À partir de 16h – Carte Blanche à la réalisatrice Fatima Sissani.

Fatima Sissani réalisatrice.

Fatima Sissani est née en Algérie et vit en France depuis l’âge de 6 ans. Après un DEA en droit, elle fait ses premières armes à la radio. En 2011, elle réalise son premier documentaire cinématographique : La langue de Zahra. Il sera sélectionné dans de nombreux festivals et lui vaudra plusieurs prix. En 2014, elle achève Les gracieuses, son 2ème long métrage documentaire sélectionné dans plusieurs festivals. Son dernier film est sorti en 2017 : Tes cheveux démêlés cachent une guerre de sept ans, documentaire projeté dans le cadre du festival

16h – La langue de Zahra
2011 – 93′, suivie d’un débat avec la réalisatrice.

Les Kabyles existent d’abord par la parole. Chaque geste, chaque instant de leur quotidien peut donner lieu à une langue de vers, de métaphores, de proverbes… Ne dit-on pas que dans ces contreforts montagneux dont ils sont les hôtes, la joute oratoire était un exercice courant ?

Une réalité qu’on se représente mal lorsque l’on plonge dans la société de l’immigration où ces hommes et femmes, souvent analphabètes, sont relégués exclusivement au rang d’ouvriers et de femmes au foyer…On imagine alors mal les orateurs qu’ils deviennent lorsqu’ils retournent dans leur langue.

17h30 – Tes cheveux démêlés cachent une guerre sept ans
2017, 76 ‘, suivie d’un débat avec la réalisatrice

Regard croisé de trois femmes engagées au côté du FLN sur la colonisation et la guerre  d’indépendance algérienne. Elles connaîtront la clandestinité, la prison, la torture, l’hôpital psychiatrique. C’est au crépuscule de leur vie qu’elles choisissent de témoigner, après des  décennies de silence.

Tarifs : 5€ la séance | 8€ les deux séances
Réservations : reservation@theatre-oeuvre.com

Vendredi 4 mai 2018 – Dar Lamifa
19h30 – Chantier A de Tarek Sami, Lucie Dèche, Karim Loualiche
2013 – 90′

C’est le voyage de Karim, qui n’était pas rentré chez lui depuis 10 ans. Un retour en forme d’aller, pas simple. L’Algérie. Avant qu’il oublie, retrouver les raisons de son départ, comprendre le grand exode, la maison qui brûle. Mais les mots se sont fait aspirer dans un temps incertain, celui du mouvement qui permet de s’ancrer. Quelque part.

Tarif : Prix libre + Adhésion libre à Dar Lamifa

Jeudi 10 mai 2018 – Tam Tam
Exposition, projection, concert

17h – Ouverture des portes pour le vernissage d’une exposition.

18h30 – J‘ai habité l’absence deux fois de Drifa Mezenner
2011, 20′, Projection, suivie d’un échange. 

Drifa Mezenner raconte l’histoire de son frère Sofiane qui a quitté l’Algérie en 1992 et qui vit toujours en Angleterre. Le film parle d’un présent ignoré et d’un passé refoulé, de l’absence, de l’exil intérieur, de ceux qui sont restés à attendre… En off, la cinéaste raconte le temps passé depuis le terrorisme et la vie à Kouba, aujourd’hui et hier. Un quartier plein de vie, de sensations rendues palpables par les images et le récit, un quartier qui a aussi connu le mortifère et qui en est sans doute encore marqué. 

C’est en 2011 que Drifa Mezenner réalise son 1er court documentaire, J‘ai habité l’absence deux fois.  En 2017, elle réalise un court documentaire sur les femmes politiques en Algérie et a lancé le projet culturel B to C, une plateforme pour les talents du cinéma en Algérie.

Elle termine actuellement son 1er long métrage documentaire Drifa et la baleine solitaire. Drifa vit et travaille en Alger en tant que cinéaste et responsable culturel.

 

 

À partir de 20h30 – Restauration
21h30 – Concert

Tarifs : libre pour projection et concert – Restauration à partir de 5€

Vendredi 11 mai 2018 – Manifesten
20h – Projection de 3 courts métrages suivie d’un débat.

Mor Lebhar de Leïla Saadna
2017, 19′
Quatre personnages racontent par bribes leurs trajets migratoires vers l’Europe jusqu’à leur retour choisi ou forcé en Algérie. Ils parlent des circonstances qui les ont poussés à quitter leur pays, de leur recherche de liberté et de dignité mais aussi de leur déception et de l’humiliation vécue face aux systèmes bureaucratiques des demandes d’asile européens.

Leïla Saadna est réalisatrice et artiste visuelle basée à Alger. Après des études en arts plastiques à Paris, elle s’oriente vers des projets filmiques et artistiques documentaires engagés et poétiques. Ses thèmes de travail sont les histoires migratoires postcoloniales, la parole et les luttes des personnes opprimées et celles des femmes dans un contexte post-colonial algérien et diasporique.

Heureusement que le temps passe de Ferhat Mouhali
2011, 27′
Madjid, jeune fan de l’équipe nationale algérienne, se retrouve paralysé après un accident de voiture survenu à un retour de match. Impuissant face aux divers problèmes qui l’accablent dont le délabrement de l’hôpital, Ferhat, son ami, décide de faire un film qui témoigne de cette situation révoltante.

Ferhat Mouhali réalise des films documentaires en Algérie et en France depuis plusieurs années. Son premier court-métrage Heureusement que le temps passe a obtenu le prix du jury du festival du film amazigh de Tizi Ouzou en 2012 et le prix du public de festival Point Doc en 2013. Il travaille actuellement sur le documentaire Ne nous racontez plus d’histoires portant sur la transmission de la mémoire de la guerre d’Algérie des deux côtés de la Méditerranée.

Kouchet el Djir de Amine Boukraa
2013, 28′
Le réalisateur nous introduit dans un bidonville d’Oran. Houari, Tahar et Abdelkader nous emmènent à travers rêves et désillusions.

Amine Boukraa est un réalisateur de documentaire de création. Pendant ses études en critique théâtrale à l’université d’Oran, il découvre le monde artistique, s’implique dans le théâtre et la musique. Amine participe en 2012 à l’atelier Béjaïadoc, formation de réalisation de films documentaire, c’est alors qu’il réalise Kouchet el Djir.

En 2014, il s’installe en France et réalise plusieurs courts-métrages, dont Temps de pose. 

Aujourd’hui installé à Marseille, il a travaillé avec le Théâtre de l’œuvre à la réalisation du film Hamlet de Belsunce. Il est membre du groupe Jedba, jouant des morceaux du diwane traditionnel algérien métissés à d’autres influences musicales.

Tarif : Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Samedi 19 mai 2018 – Café citoyen
22h – Fatea, femmes au travail en Algérie de Carole Mouhali Filiu
2012, 56′
Fatea (Femmes au travail en Algérie) est un web-documentaire qui propose un voyage en Algérie, à la rencontre de neuf femmes qui travaillent. Il leur donne la parole et offre à l’internaute la possibilité d’entrer dans leur quotidien. Chacune d’entre elles propose son regard sur son travail et la société qui l’entoure. Elles expriment leurs espoirs et désirs de changement d’un État en crise.

Depuis plusieurs années, les récits écrits et audiovisuels de Carole Filiu-Mouhali interrogent les sociétés algériennes et française. Elle a ainsi réalisé Fatea, web-documentaire proposant 9 portraits de femmes travaillant en Algérie, diffusé sur les sites de TV5 Monde, El Watan et Youphil. Elle travaille actuellement sur le projet de documentaire Ne nous racontez plus d’histoires ! qui remet en question l’écriture de l’histoire de la guerre d’Algérie ».

Tarif : Entrée libre dans la limite des places disponibles.